samedi, décembre 7

Législatives 2020 : enrôlement des mineurs dans les fiefs du pouvoir, pourquoi la CENI ne fait rien?

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Depuis le début d’enrôlement des électeurs dans le fichier électoral, sur toute l’étendue du territoire national ; la Haute Guinée fief électoral du pouvoir (RPG), semble être plus favorisée, comme si le processus d’enrôlement ne concerne que les militants du RPG.

Tous les kits nécessaires ont été livrés en grand nombre et à bon usage dans toutes les contrées de la région, pour ainsi faciliter l’enrôlement de leurs militants.

Sur la pointe des pieds, notre rédaction s’est intéressée à ce processus d’enrôlements, qui se passe dans des conditions difficiles parfois chaotiques en terme d’organisation.

Plusieurs témoignages font états de mineurs sont enrôlés à Kankan notamment. Des vidéos et des images authentiques montrent des élèves du primaire et des gosses alignés dans la file des citoyens en attente de se faire enrôler. Parfois d’autres même sont filmés en train de prendre leurs empreintes ou de recevoir des récépissés preuves de leur enrôlements. Cependant dans les autres régions du pays, c’est une véritable galère pour les citoyens qui veulent se faire recenser.  Les kits sont défaillants par ci, les matériels sont en manque par là si ce n’est pas l’incompétence des agents recenseurs qui fait défaut c’est le boycott des membres des CAERLES pour non-paiement de leur prime qui paralysent les opérations.  La commission électorale nationale indépendante (CENI) ne fait que des déclarations, sans réagir sur le terrain.

Pourtant il est strictement interdit d’enrôler ceux qui ne sont pas électeurs, surtout comme des mineurs qui ne peuvent même pas jouir de leurs droits civiques.

Cela se voit comme le nez au milieu de la figure, précisément à KANKAN dans les quartiers Bordo, Missira l’enrôlement des mineurs moins de 15 ans se passe au vu et au su de tout le monde sans que la CENI ne remue un seul doigt. Ce ne sont pourtant pas des preuves qui manquent à l’appel.

On se demande si l’opposition pourrait-elle prendre part aux prochaines législatives, avec toutes ces anomalies constatées dans ce le processus crucial de révisons des listes électorales ?

On s’interroge aussi sur la faisabilité de la date du 16 février 2020, pour la tenue du scrutin, vu le retard pris dans plusieurs circonscriptions pour le début des révisions listes électorales ?

La CENI aura-t-elle le courage de prendre des sanctions sévères contre ses démembrements et superviseurs qui ne font rien pour empêcher le recensement massif des mineurs ?

En attendant d’avoir des réponses à ces questions, la crédibilité du processus actuel a pris un sérieux coup aux yeux des citoyens.

Rédaction RDS

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