L’actualité selon Thomas Morgan Mamy : Gouvernance d’hier et saga judiciaire.

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Le CNRD a accouché d’un enfant téméraire baptisé CRIEF. Le père est occupé, l’enfant est confié au juge Charles Wright. Ça fait un bon triangle des Bermudes. Ce trio ressemble à une administration de mission pour le bonheur d’une autre guinée en cours de refondation, c’est différent de Guinée is back.
De Doulapa à Bissikrima en passant par Souguéta on ne comprend toujours pas par qui et par quelle magie le syndrome de pistanthrophobia a été propagé comme une Pyo peste aviaire malgré les bonnes nouvelles en cascade qui font le bonheur des guinéens. Ça me rappelle le roman de Guy des Cars intitulé La cathédrale de haine.
Dans le cas guinéen, il y a des détracteurs à la manœuvre, l’ordre constitutionnel est le seul maître-mot de leur jargon malgré l’étonnante similarité du CNRD avec la révolution du métis écossais Jerry Rawlings au Ghana et celle du bouillant capitaine Thomas Sankara du Burkina Faso.
Ses détracteurs où du moins les perpétuels insatisfaits vont de ce triangle des Bermudes, un défouloir de pulsions grégaires et sauvages au lieu de jouer au damier s’ils s’ennuient. Des avocats par-ci, des avocats par-là. Quel spectacle tiré du film des Cowboys de Sacramento où d’Arizona. On aura tout vu dans ce pays de Zébéla Togba.
Je sais que le produit fini aura un goût amer pour ceux qui ont opté pour un duel au sommet de Gologota entre David et Goliath. Qui l’emportera, selon vous? J’aurais souhaité être l’arbitre d’un tel match car, les cartons rouges, j’en ai plein en poche mais ne suffiront pas. Le guêpier dans lequel s’embourbent les piliers du régime d’hier est un domaine de prédilection pour un ancien de la légion française devenu force spéciale. De là, un va tomber, walaye bilaye !
Même si je n’ai pas duré à l’école mais, au moins, j’ai duré dans la vie pour connaître le gagnant d’une telle fin de match. Un petit rappel: Le conglomérat d’avocats jadis refusé d’atterrir en Guinée pour la défense des victimes du FNDC, sont aujourd’hui accueillis en fanfare par les bourreaux d’hier. Encore une forte dose de galanterie du président de la transition qui aurait dû être une chance à saisir absolument pour les guinéens.
Realpolitik
La Guinée a décollé pour se positionner sur orbite malgré le syndrome de pistanthrophobie qui hante certains citoyens fragilisés par le pronunciamiento classico du 5 septembre 2021. Jetons un coup d’œil sur le bilan mi-parcours porteur d’espoir.
Je cite :
1) 6300 fonctionnaires retraités y compris doublon et fictifs.
2) 44 généraux remerciés
3) Plus de 30 ambassadeurs rappelés au bercail
4) La ville de Nzérékoré fête la lumière des premières ampoules d’électricité permanente 65 ans après l’indépendance
5) Les infrastructures routières en plein boum pour faciliter la fluidité de la circulation.
6) La libération des prisonniers d’opinions incarcérés pour non adhésion au rpg.
7) La réouverture du siège de l’Ufdg et celle des frontières.
8) La création de la CRIEF pour traquer les délinquants financiers.
9) Récente inauguration de l’échangeur de Bambéto au moment où ceux de Kagbelen et du Km36 sont en cours d’exécution.
10) Un comité national des Assises composé de 31 membres
11) Gouvernement de 27 ministres à la place de 45.
12) Révision des contrats miniers
13) Renforcement des pleins pouvoirs de l’autorité de l’inspection d’État, la liste est longue et j’en passe.
Analyse
Le Président Mamadi Doumbouya n’est pas un politologue d’une université des Sciences Pô, il n’est pas non plus un juriste des cartes géographiques, il sait tout court que son pays s’appelle la Guinée et il faut la sauver avant que les extraterrestres ne la mette en vente. Les missiles judiciaires de la CRIEF qui ont entraîné l’ex-gouverneur de la Banque centrale et ses compagnons à la MACC (Maison d’arrêt correctionnel de Coronthie) nous édifie davantage sur l’attitude des pirates d’hier qui ont détruit notre économie; ils sont encore nombreux dehors et continuent de déambuler.
Il y a encore de la place à Coronthie, ils seront les bienvenus. Ousmane Gaoual et Étienne Soropogui pourraient les orienter pour trouver les meilleures chambres sans cafards ni punaises, car ils y ont longtemps séjourné. Les guinéens dans leurs souffrances et leurs résiliences n’ont plus besoin de leader des promesses électorales.
Ils ont vite compris que l’ordre constitutionnel n’est qu’un marché de dupes pour récompenser les militants qui ont mouillé le maillot sur les tribunes. L’issue est connue. La vague des jeunes accros au leader finissent leurs vies dans la gueule des requins de la Méditerranée à la recherche de l’Eldorado perdu depuis le bercail.
Je m’arrose d’une goutte de vérité et j’écris seulement sans faire plaisir à qui que ce soit. Le CNRD n’est pas là pour des propagandes pipeaux. Il n’existe que de par son engagement et une obligation de résultat. Ça s’appelle le rêve d’un bilan. Au début, cela paraissait impossible, mais il fallait y croire car on n’est quand même pas dans un pays de Marlboro où chien mange chien.
Conclusion
Est-ce que Doumbouya est réellement si mauvais et méchant telle que l’opposition, les déboussolés du régime déçu et le conglomérat d’avocats des anciens barons veulent nous le faire croire ?
Dire que le droit est à la solde du pouvoir serait une approche iconoclaste et discréditoire. Les africains jugent facilement les autres mais ne font pas leurs propres mea-culpa autrement dit, ils ne savent pas séparer l’émotion du verdict des préjugés (étiquettes, couleur de peau, appartenance communautaire, la forme du nez) sont à l’origine de nos erreurs judiciaires.
Comme si cela ne suffisait pas, ils ont fait de la sorcellerie une affaire de groupe. Si tu détestes quelqu’un fais-le seul, à défaut change de nationalité où quittes la Guinée. Je pouvais mieux écrire si j’étais allé à l’école.
Par Thomas Morgan Mamy
Observateur de société
Tél 629 89 27 58

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