dimanche, octobre 17

Grève de la faim des détenus à la Maison Centrale : ce que dit un cadre des services pénitentiaires

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Dans des lettres adressées  au régisseur de la Maison centrale de Conakry,  huit détenus politiques informent celui-ci de leur décision d’observer une grève de la faim.  Les uns protestent contre leur détention injustifiée depuis plusieurs mois (certains précisent en écrivant huit mois), et les autres contre les conditions de détention.

« Au prime abord, j’ai fait 8 mois de détention illégale sans être présenté à un juge. Au cours de ces 8 mois où je dois bénéficier d’une présomption d’innocence. Mes droits fondamentaux ont été violés et continuent de l’être », lit-on dans la lettre de Mamadou Bobo Barry qui dit être sous mandat de dépôt depuis le 9 novembre 2020.

Interrogé par Guinéenews, un cadre de l’administration pénitentiaire a démenti « les mauvaises conditions de détention » dénoncées par les détenus. « Si aujourd’hui on parle de l’amélioration des conditions de détention, la Maison centrale de Conakry fait partie des maisons pénitentiaires qui ont bénéficié de cette amélioration. Si on le permettait, on ferais filmer les coins et recoins de la Maison centrale et on le comparerait à beaucoup d’endroits de Conakry. Vous verrez que la Maison centrale est plus propre que beaucoup de quartiers de Conakry… Par ailleurs, quelqu’un qui est privé de sa liberté est de facto malade. Parce que l’idéal voudrait qu’il soit libre de ses mouvements. Si une telle personne peut résister jusqu’à des mois ou des années, c’est qu’il est bien portant. Et, dès que quelqu’un se plaint de quoi que ce soit, il est envoyé à l’infirmerie ou à l’hôpital »,  nous a dit notre source qui a requis l’anonymat.

in guineenews

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