Sommes-nous dans un régime démocratique ou dictatorial? Cette question mérite d’être posée en ce que ces derniers temps, toutes les manifestations sont réprimées par les forces de sécurité. Souvent, on enregistre des arrestations en violation de toutes les dispositions légales en vigueur en République de Guinée. La démocratie tant souhaitée par les uns et les autres peine à se réaliser.
Le contrat de concession du Port Autonome de Conakry entre le gouvernement et la société turque n’a pas laissé non seulement les hommes politiques indifférents mais également les responsables syndicaux de ce secteur. Une figure a émergé dans cette crise, c’est Cheick TOURE. Arrêté pour, dit-on, avoir tenu des propos outranciers à l’égard du fils du Chef de l’Etat ne saurait être balayé du revers sans interrogation.
Selon plusieurs observateurs de la vie politique guinéenne, Cheick TOURE est victime de sa conviction syndicale à défendre le Port et le travail de ses collègues. On ne peut pas l’arrêter pour ces propos non seulement syndicaux mais et surtout qu’il est un élu du peuple. Où est alors l’immunité parlementaire dont bénéficient les députés? Où est aussi la garantie syndicale consacrée aux organisations syndicales dans l’exercice de leurs fonctions ? C’est pourquoi, certains y voient une intimidation politique voulant à faire taire l’homme. Mais, selon les dernières nouvelles, le soutien de l’inter syndicale donnera un souffle nouveau à la dynamique. Les responsables syndicaux ont déterminé à faire libérer leur collègue et à se battre contre ce qu’ils qualifient de bradage du Port guinéen à la société turque.
Affaire à suivre, nous y reviendrons!
Sourougou T


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